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Kingelles
Le genre Kingella comprend 3 espèces, l'espèce type étant K. kingae. Les cellules sont des coccoïdes ou de courts bâtonnets à extrémités rectangulaires, de 0,5 à 0,8 µm de diamètre, soit plus petits que la plupart des Moraxella. Les Kingella forment des colonies de 1 à 2 mm de diamètre sur gélose au sang après 48 heures, parfois de consistance muqueuse. Elles forment une étroite zone de bêta-hémolyse sur gélose au sang, mais aucune hémolyse ne se produit sur gélose chocolat. À température ambiante, les cultures sur gélose au sang sont très mal conservées. Le sérum caillé n'est pas liquéfié. Certaines Kingella réduisent les nitrates en nitrites.
Ces bactéries ne produisent ni uréase, ni catalase, ni phénylalanine désaminase. Elles sont exigeantes en milieux nutritifs, mais l'ajout de sérum n'améliore pas leur croissance. Elles fermentent le glucose et le maltose pour former de l'acide, mais pas du saccharose, sur un milieu contenant du liquide d'ascite. La teneur en G + C de l'ADN est d'environ 44 à 46 mol %. Elles sont très sensibles à la pénicilline. On les isole le plus souvent du mucus pharyngé, ainsi que des muqueuses de l'appareil urogénital, du nez, des abcès, des lésions osseuses, des maladies articulaires, etc. Leur principal habitat est la muqueuse du pharynx. Leur pathogénicité pour l'homme est en cours d'évaluation.
